Xavier Soulhol

Xavier Soulhol

 

Après 10 ans à l’export dans le secteur pétrolier, Xavier Soulhol quitte la chaleur des Emirats Arabes pour le grand froid canadien : il vient d’ouvrir la filiale de Mobility à Calgary.

Vous venez de vous installer au Canada pour Mobility. En quoi consiste votre mission ?

L'État canadien investit 100 milliards de dollars sur 10 ans dans les infrastructures de transports. C’est pourquoi VINCI et plus particulièrement Eurovia fondent de gros espoirs sur cette partie du monde. C’est dans ce contexte que la ville de Regina a lancé un projet en PPP de périphérique, marché gagné par le groupement emmené par Eurovia. Le contrat de Mobility consiste à fournir le système de supervision et déployer les équipements ITS de cette section d’autoroute.

L’opportunité de ce premier contrat combiné à la volonté d’accompagner nos partenaires du groupe VINCI dans leur développement en Amérique du nord a conduit à la création de la filiale canadienne Mobility Way Inc. A l’avenir, Mobility va ainsi tenter de se positionner sur plusieurs grands projets LRT entre Montréal et Vancouver en passant par Calgary.

En tant que représentant local de Mobility, mes missions sont de trois ordres : suivre le projet Regina, s’assurer que Mobility trouve sa place dans les groupements et développer l’activité locale, avec des projets de plus petites ampleurs, qu’on ne peut pas identifier depuis la France.

Avez-vous déjà travaillé à l’étranger auparavant ? Quel est votre parcours ?

Oui, j’ai travaillé 9 ans à l’export, principalement aux Emirats !

Après une école d’ingénieurs, j’ai fait un 3e cycle en gestion de projet. J’ai commencé ma carrière chez VINCI Energies Oil & Gas début 2003 et, dans le cadre du Parcours Pépinière, je suis parti pour une mission de 2 mois au Koweit… Et les 2 mois se sont transformés en 2 ans, sur un projet de modernisation d’une usine pétrochimique. En 2005, je suis parti comme chef de chantier pendant un an au Sénégal, sur le revamping d’une raffinerie à Dakar, puis à Abu Dhabi comme chef de projet d’un projet d’extension de réseaux électriques sur deux complexes pétroliers offshore.

 

Fin 2011, nous avons souhaité, mon épouse et moi, revenir en France. Nos deux premiers enfants sont nés à l’étranger et, après 5 ans aux Emirats, nous avions envie de renouer avec la famille. Après presque 10 ans à l’étranger, nous avons jugé bon de rentrer en France pour ne pas être des expatriés à vie !

J’ai alors dirigé pendant un peu plus de 4 ans Actemium Oil & Gas Major Projects (projets entre 15 et 100 millions de dollars). Début 2016, suite à l’impact de la crise pétrolière, l’activité a été réorganisée à partir d’Abu Dhabi pour gagner en compétitivité.. L’heure était venue pour moi de quitter le secteur pétrolier et l’envie nous démangeait depuis quelques temps de repartir à l’étranger…. 

Après la chaleur du désert, vous avez donc opté pour le grand froid canadien...

Exactement ! J’ai rejoint Mobility en septembre 2016. Plusieurs aspects m’intéressaient chez Mobility : de grands et beaux projets et la composante export avec le développement d’une structure au Canada. Pour l’instant, le froid reste une curiosité. L’une des particularités de Calgary est la variation de températures : Le Chinook, un vent chaud, peut faire grimper la température de 20° en quelques heures !

A part le choc thermique, comment se passe votre intégration dans la vie canadienne ?

Notre installation s’est bien passée. Les Canadiens sont accueillants et il est plus facile de rencontrer du monde et d’avoir une vie sociale que dans les pays du Golfe. Les enfants se mettent à l’anglais et mon épouse devrait trouver un poste d’enseignante.

Quel est votre moteur dans la vie professionnelle ?

J’apprécie les projets à l’export car ils sont synonymes d’autonomie, de responsabilité, de problématiques spécifiques (contrats, RH…). Tout est plus riche, plus fort et ça fait la beauté du métier. Désormais, en tant que responsable de filiale, j’ajoute à l’opérationnel une dimension stratégique qui rend mon métier complet. Travailler à l’étranger, cela fait grandir, professionnellement et personnellement.

 

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