Thibaut Catimel

Thibaut Catimel

Ce jeune ingénieur de 34 ans vient de partir au Maroc pour encadrer le chantier de Ligne à Grande Vitesse. Avant son départ, nous l’avons interrogé sur son parcours, son goût pour l’expatriation et les contextes multiculturels.

Vous partez au Maroc à l’automne 2015, quelle sera votre mission sur place ?

Depuis 2013, je travaille sur le projet de LGV Maroc. C’est un projet pour lequel Mobility est en groupement avec Cegelec Maroc, Fournié Grospaud et SYSTRA. Mobility est en charge des études, des achats des équipements principaux et de l’encadrement du projet. Aujourd’hui, les études sont quasiment finies et les travaux vont commencer à l’automne. Je pars donc, pour au moins 2 ans, encadrer le chantier, accompagné d’un conducteur de travaux de Mobility : Eric Berté.

Avez-vous déjà travaillé à l’étranger auparavant ?

En 2010, je suis parti en Algérie pour le projet COJAAL, chantier de l’autoroute Est-Ouest. Mobility était en charge de la réalisation des équipements des quatre tunnels. J’étais le représentant des bureaux d’études face au client et je coordonnais les travaux avec un chef de chantier. Nous n’étions à l’époque que trois expatriés Mobility mais j’ai vécu un an sur la base-vie à Constantine avec 200 personnes, dans un contexte multiculturel : Algériens, Japonais, Philippins… C’était une très belle expérience.

Comment envisagez-vous cette nouvelle expérience d’expatriation ?

C’est un tout autre contexte. Cette fois, je pars avec ma femme et mes deux filles de 1 et 3 ans et nous allons nous installer en famille à Rabat. L’enjeu est de réussir à construire une vraie vie sociale en dehors du travail. En Algérie, il y avait un côté fraternel dans le fait de vivre en équipe et j’ai peur d’être d’avantage isolé professionnellement au Maroc.

Professionnellement, j’ai dû faire mes preuves vis à vis du client (l’ONCF) qui me trouvait trop jeune ! J’ai voyagé régulièrement au Maroc en 2014 et j’ai reçu une formation sur les contextes multiculturels : ce n’est pas toujours simple d’apprendre à travailler ensemble.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Aujourd’hui, je suis ravi de travailler sur un projet Rail. Avant de rejoindre le projet LGV Maroc, j’ai travaillé à la direction Tunnels de Mobility et j’aime la polyvalence, tant concernant les projets que mon rôle au sein de ces projets. J’apprécie quand la curiosité est sans cesse renouvelée et qu’il y a toujours à apprendre.

Ce qui me plaît le plus, c’est de voir les projets se développer jusqu’à la mise en service. Que ce soit un tunnel ou des rails, tant qu’il y a de la construction, je suis stimulé.

Et l’expatriation, c’est la cerise sur le gâteau !