Sébastien Oger

Sébastien Oger

Enfant, Sébastien Oger était passionné par les petits trains. Aujourd’hui, son terrain de jeu est l’innovation. Imaginer les transports de demain, penser les enjeux de la mobilité électrique, réfléchir la transition énergétique : voici le quotidien du directeur technique et innovation de Mobility.

Quelle est votre formation ?

Après un DUT génie électrique informatique industriel, j’ai intégré l’Ecole Centrale de Nantes. Puis, après mes études, j’ai effectué mon service militaire en tant que chasseur alpin.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé à travailler dans une entreprise familiale spécialisée dans l’automatisme de machines spéciales, dans le domaine de la fonderie. De la programmation des automates aux mises en service, ce poste m’a permis d’avoir une vue d’ensemble de toute la chaîne de production. Très attaché à la montagne, j’ai ensuite rejoint l’équipe Poma-Otis en tant qu’ingénieur développement du contrôle-commande d’un système de métro par câble pour l’aéroport de Zurich.

En 2003, Cegelec Centre-Est m’a contacté pour développer le département Transport grâce au démarrage du projet du tramway de Clermont-Ferrand.

A l’issue de ce projet, un département Sûreté de fonctionnement a été constitué et j’ai été missionné pour le diriger. Grâce à cette vision globale, j’ai pu travailler sur de nombreuses offres en tant qu’ingénieur système.

En 2014, une direction technique et innovation a été créée au sein de Mobility et la responsabilité m’en a été confiée.

En quoi consiste votre poste ?

Je suis en charge de la coordination des ingénieries Urban rail, ferroviaire et routes & tunnels. J’assure un regard extérieur sur les choix techniques des offres et projets.

Par ailleurs, j’accompagne les directions d’activités sur des propositions innovantes en apportant mon support à leurs idées de développement d’innovation. Pour cela je participe à de nombreux groupes de travail à l’échelon VINCI. Mon rôle est de faire redescendre les sujets et enjeux actuels d’innovation au niveau des directions d’activités de Mobility.

J’ai également en charge l’accompagnement du développement commercial en phase d’avant-vente sur les grands projets internationaux. J’ai par exemple piloté l’offre technique pour le métro de Montréal, mais aussi l’avant-vente pour la ligne entre Londres et Birmingham, pour le tramway de Liège, le tramway de La Réunion et plus récemment pour la rénovation du tunnel Louis Hippolyte La Fontaine à Montréal.

Enfin, j’anime le Comité Innovation et Perspectives, une instance interne dont la vocation est d’imaginer avec les collaborateurs le Mobility de demain.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le CIP ?

L’idée est de proposer à des salariés de tous horizons de faire tomber les barrières et d’avoir des débats plus ouverts.

Nous avons déjà effectué des sessions de travail autour des sujets suivants :

- la sécurisation du parcours piéton dans l’environnement des transports,

- le partage des savoirs au sein de Mobility : cette réflexion a par exemple abouti à la création du programme de formation PLIM.

Aujourd’hui, les sujets qui nous occupent sont :

- la prise en compte des enjeux environnementaux dans les transports (éco-conception des systèmes, logistique urbaine, mobilité électrique, auto partage),

- l’Open innovation : comment travailler avec les start-up

Qu’est-ce que qui vous plaît le plus dans votre métier ?

J’apprécie en particulier les échanges et le partage des connaissances : transmettre un savoir et apprendre en retour. La découverte d’autres cultures est également très enrichissante. A Montréal, j’ai travaillé au sein d’une équipe multiculturelle. Cela demande une capacité d’adaptation et d’intégration et c’est une facette très intéressante de mon métier.

Quand j’étais petit, j’étais passionné par les petits trains et aujourd’hui, j’ai un super terrain de jeu : un tunnel au Pérou, un tramway au Luxembourg, une autoroute en Russie ! Finalement, je suis parti d’un diplôme en robotique pour revenir jouer au train et au petites voitures.

Quels sont les enjeux d’innovation aujourd’hui dans les transports ?

On se dirige vers la fin de la voiture individuelle, remplacée par des flottes de véhicules partagés et le MaaS (Mobility As A Service).

Cela va révolutionner la ville et nos modes de transports : les bus électriques et les véhicules autonomes partagés vont désengorger le trafic et réguler la pollution atmosphérique.

En revanche, il va falloir trouver d’autres leviers pour la transition énergétique. Il faut intégrer le cycle de vie des batteries qui pour l’instant coûtent énormément en carbone. Actuellement, lorsqu’une batterie ne peut plus être chargée au-delà de 70% ou 80% de la puissance, on estime qu’elle n’est plus fonctionnelle pour les systèmes de transports. Il faut donc lui imaginer une seconde vie : elle peut être utilisée pour du stockage d’énergie éolienne ou photovoltaïque par exemple. Ce sont des sujets sur lesquels Mobility réfléchit déjà avec ses partenaires au sein du groupe VINCI Energies.

 

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