Marie Roussel

Marie Roussel

Marie Roussel aime particulièrement les projets complexes et les défis. Du tunnel de Neuchâtel au tramway bruxellois, elle nous raconte son parcours avec enthousiasme.

Quel est votre parcours universitaire et professionnel ?

Je suis diplômée de l’INSA de Lyon, spécialité mécanique et automatisme.

Je travaille depuis bientôt 30 ans chez Mobility mais j’y ai exercé successivement plusieurs métiers différents, d’ingénieur études à chef de projet technique, puis chef de projet Système, responsable de bureau d’études et chef de projet. Mon quotidien est tellement vivant et varié que je n’ai pas vu le temps passer !

J’ai participé à de nombreux projets, d’abord dans l’industrie puis dans les infrastructures, dont trois sont pour moi emblématiques car il s’agit de projets complexes, vécus comme de véritables aventures en équipes pluridisciplinaires.

En 1992, j’étais chef de projet technique pour le contrôle-commande première génération du tunnel de Neuchâtel avec un défi de taille à relever : l’ouverture du tunnel en 6 mois.

De 2002 à 2007, j’ai travaillé comme chef de projet Système pour le tramway de Clermont-Ferrand où Mobility a réalisé la Ligne Aérienne de Contact, l’énergie de traction et la Signalisation Ferroviaire au sein d’un groupement Ensemblier. J’ai suivi le projet de bout en bout, de l’avant-projet à la mise en exploitation, puis au suivi en phase de garantie.

En 2014 et 2015, j’ai été chef de projet Système pour le projet de réaménagement de la ligne de tramway T3 pour la desserte du Grand Stade à Lyon. J’ai participé au basculement du système de gestion des intersections barriérées existant vers un nouveau système permettant d’améliorer la fluidité du trafic et la sécurité sur l’ensemble de la ligne.

Début 2016, j’ai intégré en tant que chef de projet la Business Unit Urban Rail où je suis en charge de la réalisation d’offres et de projets.

 

Mobility est une entreprise résolument tournée vers l’export. N’avez-vous pas été attirée par une expérience à l’étranger ?

J’ai trois enfants et un conjoint en activité professionnelle, ce qui constitue un frein au “grand export”. Néanmoins j’ai travaillé sur plusieurs projets en Suisse et j’ai eu quelques expériences ponctuelles plus lointaines, dont une aux Etats-Unis en Caroline du Sud pour un fabricant français de pneumatiques et une en Corée du Sud pour l’approvisionnement de matériel de caténaire pour le TGV coréen. Aujourd’hui, je travaille sur un projet à l’export : une installation de contrôle-commande sécuritaire de Signalisation Ferroviaire pour un dépôt de tramways à Bruxelles !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

La dynamique des projets, la complexité, la recherche de solutions : c’est pour cela que je me lève le matin avec enthousiasme ! Le fait de travailler sur des infrastructures de transport public ajoute l’utilité à l’intérêt du travail.

Et, dans chaque nouveau projet, les aspects humains et culturels sont très enrichissants.

Vous êtes une femme ingénieure, évoluant dans un milieu masculin. Quel conseil donneriez-vous à des étudiantes ou jeunes diplômées ?

Je leur conseille de s’affranchir des idées préconçues sur l’orientation : il n’y a pas de barrières, il faut oser ! C’est le message que j’essaie de faire passer au sein de l’Association Capital Filles qui met en relation des lycéennes et des marraines professionnelles.

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