Majdy Al-Chamati

Majdy Al-Chamati

A peine rentré du Pérou et avant de repartir en Russie, Majdy Al-Chamati nous présente son métier. Chef de projet pour les projets de gestion de trafic, il ne jure que par l’adaptabilité et la diplomatie pour travailler à l’étranger.

Quel est votre parcours universitaire ?

Après une scolarité au Liban, j’ai intégré l’école Polytech Clermont-Ferrand, spécialisation génie électrique, option contrôle commande automatismes. J’ai effectué mon stage de fin d’études chez Mobility, au Bureau des Systèmes d’Information (BSI). J’étais en charge du développement d’un générateur de données pour automates.

Suite à ce stage, vous avez été embauché par Mobility…

Oui, j’ai poursuivi par une mission de tests de développement et de mise en service sur le tunnel de l’Epine. Puis, j’ai travaillé sur les projets de l’A8 et de l’A89, ainsi qu’en Suisse dans les cantons de Fribourg et du Jura. En parallèle, j’étais en charge du développement de l’outil que j’avais initié lors de mon stage. Au fil des projets, j’ai enrichi ce générateur de base de données pour les automates et superviseurs. Cela nous a permis de gagner en efficacité, de minimiser les erreurs par rapport à une saisie manuelle et de standardiser notre langage.

Quel est votre poste aujourd’hui ?

Je suis chef de projet au sein de la Business Unit Intelligent Traffic System. J’ai suivi la partie automatisme pour le projet ventilation au Qatar et actuellement j’ai en charge le pilotage des projets en Russie. En Russie, Mobility développe la plateforme de gestion de trafic pour l’autoroute qui reliera Moscou à St Petersbourg. J’accompagne le client sur la partie contractuelle et financière et j’appuie le chef de projet technique.

Depuis novembre 2016, je suis en Russie une semaine sur deux. Le chantier se compose de 8 sections pour un total de 700 km. Actuellement, nous suivons 3 sections en parallèle.

 

Quels sont les enjeux de votre poste actuellement ?

Les sections du chantier sont gérées par différentes entreprises russes. Mon travail consiste notamment à convaincre les différents interlocuteurs de converger vers la même solution technique. Cela nécessite du dialogue et de la diplomatie.

Travailler à l’étranger dans un contexte multiculturel demande beaucoup d’adaptabilité. Je suis l’interface entre les clients russes et les équipes Mobility en France et je dois faire cohabiter différentes méthodes de travail.

Qu’est ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Travailler à l’international est très enrichissant culturellement. Et techniquement, personne ne réfléchit de la même façon ! Toutes ces différences culturelles, relationnelles et techniques ajoutent du challenge. Pour autant, j’ai demandé à garder un lien avec des projets européens afin de rester en contact avec la culture et la méthodologie européenne.

Aujourd’hui, je souhaite poursuivre ma mission commerciale, tout en gardant un oeil sur la partie technique. L’informatique changeant constamment, il est indispensable de suivre cette évolution pour défendre correctement le volet commercial.

 

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