Laurent Labussière

Laurent Labussière

Après 20 ans de conduite de projets sur le terrain, en France et à l’étranger, Laurent Labussière a pris la Direction des Activités Ferroviaires de Mobility depuis 6 mois. L’occasion de faire un point sur sa carrière et les enjeux de ce nouveau poste.


Quel est votre cursus universitaire ?

J’ai un parcours universitaire atypique : j’ai intégré Supelec en étant admis sur titre après un DUT Génie Électrique. Diplômé avec une spécialisation Conduite de Processus Industriels, j’ai fait mon service militaire à l'École Navale de Brest.

Quel est votre parcours professionnel ?

Passionné par l’automobile, je suis naturellement entré dans la vie active chez un constructeur d’automobiles en intégrant un département Maîtrise d’œuvre de projets de bancs d’essais.
J’ai souhaité évoluer en intégrant une entreprise dont le cœur d’activités était la réalisation de projets industriels. J’ai donc rejoint Cegelec avec une forte volonté d’expatriation et je suis parti à.... Roissy-Charles-de-Gaulle où j’ai regardé décoller les avions pendant 6 ans ! J’ai travaillé sur le projet de tri de bagages du terminal 2E, d’abord en dirigeant la partie électromécanique du chantier (400 monteurs), puis comme chargé d’affaires et enfin en tant que directeur des opérations. C’était un projet complexe techniquement et contractuellement qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu initialement. Une expérience difficile mais extrêmement formatrice.
J’ai intégré alors un département qui réalisait des projets de sécurisation de sites pétroliers en Algérie. Tout d’abord en base arrière où je dirigeais les études techniques, je me suis installé pendant 2 ans sur une base-vie au milieu du Sahara, à 30 km de la première ville, pour assurer la direction du projet. Humainement et professionnellement, être en immersion dans une autre culture a été une expérience très enrichissante.
Après un bref séjour en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une mise en service d’une turbine à gaz, j’ai intégré en 2010 le projet LGV Sud Europe Atlantique, projet aux caractéristiques hors normes (8 milliards d’euros !). Basé à Poitiers, je dirigeais le sous-groupement Energies. J’ai découvert l’univers des très grands projets, avec des enjeux économiques forts et une pression constante sur le respect des objectifs du planning. J’ai quitté le projet fin 2015, après la mise sous tension des 4 sous-stations.

Quelle est votre fonction aujourd’hui ? En quoi cela consiste exactement ?

Après 20 ans de conduite de projets, j’ai pris début 2016 la direction des activités ferroviaires de Mobility.
J’ai désormais un rôle moins opérationnel, beaucoup plus orienté stratégie et développement commercial. Je supervise deux Business Units : Remaniement caténaires et Rail interurbain. Et je supervise également les Grands Projets ferroviaires : LGV Sud Europe Atlantique et LGV Maroc. Notre client principal est la SNCF, suivi de l’ONCF (Maroc). Mais nous comptons nous ouvrir davantage à l’export vers la Suisse, la Scandinavie, le Royaume-Uni et le Canada.

Comment appréhendez-vous ce nouveau poste, qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

C’est complètement différent de mes 20 premières années de carrière. Je n’y retrouve plus l'adrénaline ressentie sur le terrain, mais réfléchir aux enjeux stratégiques me plait. La construction d’un projet d’entreprise, en l’occurrence d’une Activité,  ne suit pas la même échelle de temps qu’un chantier Il faut prendre plus de recul, analyser les opportunités du marché et définir une stratégie sur du long terme. Le relationnel avec les équipes est primordial car elles doivent adhérer à ce projet.
La création de la Direction Ferroviaire est récente. C’est un beau challenge et je ressentais le besoin de me remettre en risques, professionnellement.
Enfin, j’apprécie l’ambiance à la fois professionnelle et détendue qui règne chez Mobility. Cela a grandement participé à me convaincre de rejoindre l’équipe à Saint Maurice de Beynost !